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S'approvisionner de carburant, encore un casse-tête en Haïti.

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Après la trève observée par les hommes du groupe armé du G9, le terminal de Varreux connaît depuis plus d'une dizaine de jours une large distribution des produits pétroliers à travers le pays. Pourtant au niveau des pompes à essence, c'est totalement différent ! La livraison du carburant aux consommateurs reste une réalité difficile. Les longues lignes d'attente des jours écoulés sont encore très visibles et la vente illicite du carburant demeure imbattable malgré la mesure du Ministère du Commerce de défendre la vente des produits pétroliers sur le marché noir.

D'où vient cette pertinente rareté de carburant constatée depuis plus de trois mois à travers le pays? Personne n'est encore prête pour donner la bonne réponse. Lors du dernier Conseil Supérieur de la Police Nationale (CSPN), les uns avaient essayé de donner la charge aux autres. D'une part c'étaient les bandits, d'autre part on a acculé la charge aux transporteurs mais aussi on avait aussi ciblé les responsables du terminal de Varreux.

En outre, à plus de 10 jours d'une grande distribution au terminal de Varreux, le problème persiste. Toutes les pompes à essence ne sont pas encore fonctionnelles. Certaines autres fonctionnent au ralenti. Malgré la mesure édictée par le MCI pour contrecarrer la vente des produits pétroliers à travers les rues, les bidons jaunes et les petits gallons blancs remplis de diesel et de gazoline sont encore placés sur les tables des détaillants et dans les coins de rues.


L' Etat face à ce problème semble encore impuissant. Higuel, un citoyen retrouvé dans une ligne d'attente au dessous d'une pompe à essence à Pétion-Ville temoigne en ce sens: " Zafè gaz otorite yo di ki genyen an, mwen m poko wè l. Mwen la, yo ta p bay gaz la, li te 8è nan maten, kounya li 11 zè nan maten. Anpil galon pase devanm lan, kounya mwen tande responsab ponp yo di yap fè yon ti fèmen, talè yap relouvri. Si moun kap dirije peyi a pa kapab pito yo bay vag, paske yon pèp pa ka ap viv konsa".

Par conséquent, vu cette rareté du précieux liquide sur le marché local, le prix des produits de première nécessité connaît une hausse exorbitante, le prix du transport en commun connaît aussi une grande augmentation dans les courses. Les ménages, les hopitaux et les petites bourses connaissent de grandes difficultés. Pour sa part, l'Etat manque beaucoup de ses recettes, les grandes et les petites entreprises se font face à des difficultés pour produire et servir leur clientèle.

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La Rédaction

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