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Plus de 28 000 arrestations au Salvador: des habitants et des ONG dénoncent les abus du gouvernement

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Suite à l'Etat d'urgence déclaré par le parlement Salvadorien depuis le 27 mars, plus de 28 000 personnes ont été arrêtées. En ce sens, des organisations de défense des droits humains et des familles dénoncent les détentions arbitraires et les violences des forces de l'ordre dans ce petit pays de 6 millions d'habitants.

Au mois de mars dernier, 87 personnes ont été tuées en trois jours par les pandillas (gangs). Selon les statistiques des autorités, environ 700 000 personnes auraient appartenu à ces groupes. Notamment, la violence des gangs ne cesse de faire des morts dans ce pays depuis quelque temps.

Le 11 mai dernier, sur Twitter, les autorités policières ont déclaré avoir deja arrêté 28 331 personnes appartenant aux gangs.

Par conséquent, plusieurs organisations de défense de droits humains dont le Human Rights Watch et Cristosal estiment que plusieurs de ces arrestations sont faites de manière illégale et arbitraire. "Des individus sont détenus sans mandat. Ils peuvent aussi rester 15 jours en détention (...) des personnes innocentes arrêtées, des cas alarmants de décès en détention ".

Parallèlement, certaines familles clament l'innocence de leurs proches. " Mon fils a été arrêté par des policiers, près de notre maison. Ils m'ont dit que c'était "pour enregistrer des informations" : ce n'était pas très clair. Puis le véhicule de la police a démarré, avec mon fils et deux autres personnes arrêtées", a témoigné une mère salvadorienne.

Cette mère salvadorienne a poursuivi son discours en soulignant que son fils est un diplômé, un professionnel qui travaille et malgré ses tatouages, il n' a rien de suspect avec les pandillas. Entre temps, plusieurs familles témoignent l'innocence de leurs proches dans un contexte pareil.

À leur tour, les autorités judiciaires ont déjà relâché 168 personnes sur un total de 1500 personnes ayant eu droit à une audience préliminaire.

Face à cette vague d'arrestations, des avocats et des organisations de défense de droits humains ont lancé leurs aides à des familles de détenus afin d'accompagner des jeunes venus de quartiers vulnérables n'ayant aucun rapport avec les gangs de recouvrer leurs libertés.

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La Rédaction

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